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Crêpes/Galettes

Dholl puris : galettes fines à base de pois cassés jaunes, un régal de la street food mauricienne !

La plus typique des spécialités mauriciennes : la chose que l’on ne peut trouver nulle part ailleurs que notre petite île chérie !

Cette semaine commence et c’est suite à la demande à une de mes « followers » sur Facebook que je vous livre cette recette. Quand j’ai vu cela cet été, je me suis dit qu’il ne fallait pas trop que je tarde car j’aime bien faire plaisir à mes lectrices (ou lecteurs). Pour ceux qui ne le savent pas, contrairement à beaucoup de spécialités qui viennent d’un peu partout de part le brassage de cultures que nous avons, le Dholl puri est vraiment la création pure du Mauricien. Enfin, c’est ce que l’on dit car je suis déjà partie en Inde et je n’en ai pas trouvé !

Le Dholl puri ou Dhall puri, comme vous voulez, est vraiment typique de la street-food mauricienne ! Ce n’est pas vraiment quelque chose que l’on fait à la maison ou alors il y en a qui le font mais je n’aime pas trop cela, je trouve que ce n’est pas très fin quand on le fait soi-même et que les gens ont trop tendance à forcer sur le cumin. Le Dholl puri que vous trouverez dans les rues à Maurice, surtout à Rose-Hill ou à Curepipe, sont fines et fondes dans la bouche. N’hésitez pas à demander conseil sur place à des passants dans la rue avant de les acheter. Après, c’est comme partout si vous ne voyez pas des gens qui achètent à un marchand, n’y allez pas et changez « d’adresse ». Ce n’est pas quelque chose que vous trouverez au restaurant mais bien dans la rue ou dans des genres de « snacks ». Vous pouvez en prendre à emporter et les déguster après. Au restaurant mauricien, le Filao, passage du Prado à Paris, ce sont exactement les mêmes que vous trouverez et de plus à un prix ridicule.

Cette spécialité me ramène à des souvenirs d’enfance que je ne pourrai jamais oublié. À l’époque, mon cousin Vella, ramenait tous les week-ends des Dholl puris à la maison car il venait aider mon père à faire des travaux à la maison. Cette solidarité était très touchante car chez nous à l’île Maurice, l’entre-aide est très importante et surtout naturelle. Non seulement il venait aider gratuitement mon père et faisait la route car il n’habitait pas la porte à côté mais il nous ramenait aussi à manger. C’est ce qui me manquerait en France parfois car ici, c’est un peu le désert parfois même si j’avoue que je suis très gâtée par rapport à beaucoup ! J’ai des voisins et des amis en or. L’esprit mauricien est dans la place ici à Guichainville. Je vous laisse découvrir ma recette plus bas.

Dholl puris

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« Gamme », le flatbread mauricien cuit à la poêle et à la vapeur aux herbes fraîches, oignons et fromage ! Une recette de famille, celle de mon grand-père !

Hommage à « Tata Loga », mon grand-père chéri qui nous a quittés !

La grande question que je me suis toujours posée est la suivante « Le Gamme est-il vraiment mauricien? » ! Car oui, à force d’en parler à des Mauriciens et que ces derniers n’en sachent rien, cela commençaient à devenir suspicieux. Cependant, en regardant d’autres blogs de cuisine mauricienne, je me suis rendue compte que les recettes variaient souvent par rapport à la culture que l’on avait reçue (créole, chinoise, indienne, tamoule etc.)et également de l’endroit d’où l’on sortait. Bien évidemment, je ne vous cache pas qu’il y a des recettes assez propres au pays que tous les Mauriciens connaissent tous.

Pour ma part, la recette de Gamme, si je crois à ce qu’en dit ma mère, c’est une recette familiale qui viendrait de son père, donc de mon père donc j’en déduis qu’elle était bien mauricienne. Mon grand-père était un grand homme très instruit pour son époque. Ce n’était pas facile pour les gens de couleurs à l’île Maurice avant mais lui c’était un battant, il venait d’une famille de laboureurs et en était très fier. Quand j’étais petite, on me classait dans la catégorie des « échecs scolaires » mais mon grand-père où plutôt « Tata », ce qui veut dire la même chose en tamoul, lui, croyait vraiment que j’étais capable.

C’est ainsi qu’il m’a suivi depuis l’âge de 4 ans où il m’enseigna l’alphabet en anglais et en français puis la Cigalle et la Fourmie de La Fontaine que je connaissais pas cœur déjà à cet âge. C’était le seul qui prenait le temps de m’écouter réellement et qui me suivait dans mes projets. Peu importe le projet d’avenir que je lui soumettais, il ne me disait pas ni que c’était ni que c’était mal mais m’encourager. Il a suivi mon évolution jusqu’à ma terminale et a éprouvé tant de fierté quand l’heure de m’envoler pour la France pour l’université est arrivée. Malheureusement, il n’a pas tenu jusqu’à la fin de mon Master et est décédé. Le 28 juillet, c’était son anniversaire et je repensais à cet homme qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Quand j’étais petite, je restais souvent avec lui même que je pensais que c’était mon papa. Bref, mes parents ont également fait beaucoup pour moi, je ne vous le cache pas et heureusement mais mon grand-père lui, c’était le bonus de ma vie.

Je pense quelque part que j’ai hérité de sa force, de sa sagesse, de sa créativité, de sa soif de connaissance et même de ses traits. Aujourd’hui j’ai mon identité propre et je remercie à toute ma famille de m’avoir aidée à me construire. Si l’on revient au Gamme, maintenant que j’ai étalé ma vie, c’était le casse-croute favori de mon grand-père et aujourd’hui encore il reste emblématique. Je vous laisse découvrir cette simple et savoureuse recette plus bas.

Gamme

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Rotis/faratas : sortes de galettes mauriciennes, excellent accompagnement pour vos carrys ou rougailles

Les Rotis ou Faratas, ce qui nous permet de saucer encore et toujours plus !

Avant de commencer cet article, je voudrais vous dire « Mille excuses, mes amis ! » Je voulais absolument vous livrer la recette des Rotis (terme que j’emploie plus de part mes origines tamouls je pense) ou Faratas comme diraient les autres ! Après vous avoir livré la recette du Carry Masala de poisson ainsi que celui de poulet, je tenais maintenant à vous livrer celle des Rotis qui est une sorte de galette mauricienne que l’on mange comme du pain ou même comme des sortes de fajitas ou tortillas comme vous êtes plus familiers à cela en France.

Pour ma part, cela fait partie d’une des choses que j’adore manger ! Un Roti tout simplement avec un peu de beurre demain lorsqu’il est encore chaud, c’est un véritable régal ! Surtout quand c’est à l’heure du thé. Comme vous l’avez remarqué à travers mes différentes anecdotes, les Mauriciens sont des gens très ouverts pouvant manger aussi bien du salé au petit-déjeuner qu’au goûter.

Je vous ai donné une recette qu’encore une fois, j’ai appris à faire toute seule et finalement je dirai que pour elle me convient aussi bien au niveau du goût qu’à la texture. Je dirai que la difficulté de celle-ci était d’arriver à faire des Rotis bien fondants, légèrement feuilletés, pas secs, qui se mangent facilement et pas « compacts »ni qui durcissent trop facilement.

Chose intéressante à savoir, vous pouvez congeler les Rotis et les sortir et réchauffer au besoin, étant des petites choses qui prennent un peu de temps à la confection, il est intéressant de savoir que l’on peut en faire beaucoup et les congeler. Cela pourra vous éviter de perdre trop de temps à chaque fois. Il suffira de les repasser un peu sur une poêle très chaude afin de les relancer.

Pour vous en apprendre un peu plus sur ces galettes, on peut les trouver dans la rue à l’île Maurice et elles sont vendues par ce que l’on appelle des « Marchands Rotis », cela fait partie de notre culture street food ! Traditionnellement, lorsqu’on les fait chez soi, les Rotis sont de forme carré et dans la rue ou marché de forme ronde.

Je vous laisse découvrir ma recette plus bas accompagnée d’une vidéo qui vous aidera à façonner vos Rotis !

Rotis

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Omelette mauricienne : une recette ensoleillée pleine de saveurs, très simple et efficace !

Comment sublimer une simple omelette ? L’Omelette au jambon, c’est vu et revu alors optez pour le changement !

Cela fait depuis ma tendre enfance que je mange une omelette pas comme les autres, une omelette qui a du goût et qui sublime un plat rapide du midi ou du soir ! Traditionnellement, nous accompagnons celle-ci de riz et d’une fricassée de lentilles (recette à venir sur le blog). Quand je ne sais pas quoi faire à manger, je fais cette omelette et ma famille en est très contente. Elle n’est pas difficile à faire mais c’est ce que l’on met dedans qui fait qu’elle est pleine de saveurs.

Les ingrédients que j’ai utilisés pour la réaliser sont des choses que j’ai toujours dans mon bac à légumes ou dans ma réserve d’herbes aromatiques. C’est une omelette que vous pouvez faire lorsque vous avez du monde car elle est vraiment présentable. Le printemps arrivant, j’ai pensé qu’une recette comme celle-ci pourrait vous plaire. Les choses les plus simples sont parfois et même souvent les meilleures.

À l’île Maurice, nous aimons les choses qui ont du goût et pas celles qui sont fadasses et cette omelette est tout simplement la preuve de notre vision de la cuisine. Cela me rappelle vraiment l’époque où je vivais à l’île Maurice et à chaque fois que j’en mange, je voyage en pensée à la fois dans mes souvenirs d’enfance et à la fois vers mon pays. Je vous laisse découvrir la recette plus bas.

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Crêpes salées {sans œufs – sans lait} accompagnées d’un chutney de coriandre, la version mauricienne de la Chandeleur !

Une bonne façon de célébrer la Chandeleur tout en ayant bonne conscience !

Ah les crêpes ! Qui n’aime pas ça? Néanmoins, je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais toute occasion est bonne pour toujours manger des plats festifs et en ce sens riches. Car oui, après Noël, il y a eu l’Épiphanie, puis là la Chandeleur suivront ensuite la Saint Valentin et Pâques! Que de bonnes occasions pour se faire plaisir…mais c’est pas tout, c’est que les bourrelets commencent à surgir de partout alors mon alternative est la recette que je compte vous livrer ci-dessous. Une version light mais exotique de la Chandeleur ! Du grand moi quoi !

Nous les Mauriciens, nous sommes des épicuriens et aimons les bonnes choses. Cependant, nous savons aussi dire stop aux calories, mangeons beaucoup de légumes et surtout pouvons facilement nous passer de viande ou produits d’origine animale. Ce cas s’applique plus pour les Indo-mauriciens (ceux dont les ancêtres étaient Indiens (hindous))car ils ont l’habitude de faire des carêmes. Cette démarche est une preuve qu’ils peuvent résister à la chair et surtout une preuve de foi.

Ainsi les crêpes salées végétariennes font partie de mon enfance et me rappellent cruellement mon pays. Enfant déjà j’en raffolais ! C’était même un luxe pour moi d’en manger, comme quoi si vous habituez vos enfants à manger de la sorte dès leur plus jeune âge, la viande ne sera plus une nécessité pour éprouver du plaisir en mangeant.

Le chutney de coriandre dit « Satini cotomili » en créole est très consommé dans la cuisine mauricienne, elle accompagne très bien toute sorte de beignets salés par exemple. Sa recette vous servira ainsi pour d’autres recettes que je publierai au fur et à mesure. Je vous laisse découvrir ma recette de Crêpes salées plus bas ainsi que celle du chutney de coriandre.

Crêpes salées

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