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île Maurice

Kalia de poulet : une spécialité épicée et colorée à la menthe et à la coriandre fraîche ! Un aller direct pour l’île Maurice !

L’une des recettes phares de l’île Maurice ! 

Lorsque vous allez à l’île Maurice, s’il y a bien une spécialité que vous ne pourrez trouver nul part ailleurs, c’est bien le Kalia de poulet ou du moins une spécialité bien caractérisée de typiquement mauricienne. En effet, les mélanges d’épices à acheter sont celles du Briani, du Haleem, du Vindaye/Achard et bien sûr du Kalia. Au final, ce serait bien la seule recette qui manquait au tableau des recettes typiques mauriciennes et je vous en parle enfin.

Bien évidemment, ce plat n’est pas sans souvenirs. Déjà pour tout vous expliquer, ce n’est pas quelque chose que vous pourrez manger au restaurant, à moins de trouver un boui-boui (style snack) qui fait des spécialités comme celles-ci. C’est plutôt quelque chose que vous allez manger chez l’habitant.

Ce plat a un peu les mêmes saveurs que Briani et le Carry, c’est un peu la jonction des deux. Celle qui savait faire ce plat était la mère de mon oncle Raja (celui qui nous a quitté). Cela me rappelle les moments que je passais chez elle avec mes cousins et à quel point on pouvait passez de bons moments ensemble.

Le Kalia n’était pas un plat que j’affectionnais mais quand je me suis installée en France, il a bizarrement commencé à me manquer… Bref c’est un incontournable de la cuisine mauricienne ! Je précise que c’est ma version de cette recette, je l’ai adaptée selon mon train de vie qui est assez rythmé ! Je vous laisse découvrir la recette plus bas.

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Briani poulet : un plat à base de riz épicé très populaire à l’île Maurice, un classique à la fois street-food, festif et un plat complet du quotidien !

Une spécialité complète épicée (pas pimentée) juste comme il faut et idéale en toute occasion !

Le Briani est un plat mauricien aux origines indo-musulmanes réalisé à partir de riz, d’épices, d’herbes fraîches et entre autres de viande. On peut trouver beaucoup de versions différentes ! Originellement je pense que c’est quand même une spécialité à base de mouton. On en fait avec du bœuf, du poulet, du poisson ou même à la mode végétarienne soit avec des légumes soit avec du soja déshydraté. Il n’y a pas longtemps ma mère a même innové en en faisant un aux crevettes ! Comme quoi tout est possible en cuisine !

Petite précision qui peut être bien à savoir, faire du briani son métier, le plat de prédilection comme spécialité à vendre porte le nom d’une fonction s’appelle le Bandari ! Le Bandari est celui qui fait le Briani dans d’énormes deks (gamelles gigantesques) et qui cuisinent pour de gros événements. C’est une profession qui se transmet de père en fils, me semble-t-il et généralement c’est dans la communauté mauricienne musulmane que cela se passe.

Cette spécialité est notamment réalisée à l’occasion de célébrations telles que les mariages, réceptions & cérémonies religieuses ou encore pour des moments familiaux importants. Le Briani est également un plat très répandu en « street food » souvent vendu dans la rue en pleine nuit dans la capitale, Port-Louis dans des genres de food-trucks ou encore dans des petits bouibouis/snacks ! Le meilleur que l’on avait l’habitude de manger avec mon frère, c’était un Briani de boeuf qui était vendu à Vacoas (La Caverne) dans un genre de couloir ! Je ne connais malheureusement pas le nom mais c’était juste excellent !

Au travers de ce plat, je voudrais également honorer ma mère qui était la pro et qui avait de véritables mains de « musulmane » au sens culinaire du terme bien sûr car oui c’est une spécialité que les Mauriciens musulmans maîtrisent bien comme je l’ai écrit plus haut. Elle a toujours cuisiné pour toute la famille ! Même si elle ne m’a jamais appris à cuisiner, je l’ai toujours vu faire et ça c’est tout de même un genre de transmission de valeurs ! Ce briani ressemble au biryani indien Hyderabadi à l’exception qu’il n’y a pas de tomates dans la préparation. Je vous laisse découvrir la recette plus bas.

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Les Œufs Rôtis mauriciens (Dizef roti en créole) : des mets au visuel très curieux mais au goût fameux !

Oh mais ce sont des œufs noirs ! Mais quel est leur secret ?

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais quand je reçois des convives à la maison, j’ai tendance à vouloir les surprendre avec des aliments/spécialités qu’ils ne connaissent pas dont les Œufs Rôtis mauriciens appelés « Dizef roti » en créole ! Hehe car oui j’ai cette chance d’avoir cette autre culture bien ancrée en moi qui est la culture mauricienne.

Cette spécialité est souvent dégustée en apéro (hors d’œuvre) ou coupée en quartiers et servie sur des « Mines bouillis » qui sont des nouilles cuites à l’eau. Encore une fois, les Sino-mauriciens ont fait fort avec cette invention aussi facile que bonne ! Il faut savoir que ces œufs se mangent froids et qu’ils conviendraient aux Français qui souhaiteraient faire un buffet froid original pendant les périodes de chaleur/beau temps.

Une déclinaison également sympathique avec les oeufs rôtis : les Pao ! Les Pao sino-mauriciens sont des brioches cuites à la vapeur fourrées aux poulet, saucisses chinoises et oeufs rôtis ! C’est assez original et ça permet de tester autre chose !

Je vous laisse découvrir la recette plus bas en espérant vous avoir inspirés et fait découvrir autre chose. Vous savez désormais comment attiser la curiosité de vos invités ! Vous comprendrez d’ailleurs que « rôtis » ici n’était ni plus ni moins pour la couleur des œufs ! Pour voir la vidéo de la recette, c’est plus bas et rendez-vous sur ma chaîne YouTube http://bit.ly/2yXSvPJ .

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Riz frit « express »: riz « cantonais »mauricien au poulet, crevettes et légumes ! Une recette à adapter avec la viande et les légumes de son choix !

Un plat sino-mauricien très complet et goûteux qui plaira beaucoup à vos familles et vos proches !

Pour la petite explication, le riz frit mauricien n’a rien avoir avec le riz cantonais « français », je dis bien français car ici je trouve que l’on sert tout et n’importe quoi dans les restaurants chinois ou plutôt asiatiques ! En plus c’est la plupart du temps que du surgelé et c’est loin d’être bon et goûteux ! Evidemment, je parle des restaurants qui ne sont authentiques car des vrais restaurants chinois, il y en a mais il faut bien les chercher !

A l’île Maurice, on a la chance d’avoir un héritage « Hakka » et la cuisine se veut exquise et pleine de saveurs. Elle s’apparente à la cuisine chinois de la Malaisie ou encore de celle de Hong-Kong ! Le riz frit, c’est souvent l’un des plats que l’on fait lorsque l’on reçoit beaucoup de monde à la maison mais je dirai que celui que l’on fait n’est pas aussi bon que celui que l’on trouve dans les restaurants sino-mauriciens. Là où vous pouviez déguster un bon riz frit à l’île Maurice, c’est au restaurant de David à Rose-Hill, Le Pékinois, mais il n’existe plus ou du moins il s’est apparemment transformé en Steak House.

Comme pour toutes les recettes, j’ai ma façon de faire, mes astuces et il en va de même pour le riz frit, je fais comme je le sens et avec mon expérience des goûts, ce que mon palais me dit… Ce riz frit est pour une dizaine de personnes et si jamais il vous en reste, sachez qu’il se garde très bien au réfrigérateur comme au congélateur et il est même bien meilleur le lendemain comme beaucoup de plats. Pour moi cette recette est bonne quand elle est « simple »et qu’il n’y pas une tonne d’éléments dedans. Je vous laisse découvrir ma recette plus bas.

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Bol Renversé ou « Déviré » pour certains : une spécialité sino-mauricienne très goûteuse et complète !

Le Chop Suey mis à l’honneur dans le Bol Renservé (connu à Madagascar et à la Réunion aussi) !

Hello les gourmets, il faut savoir qu’à l’île Maurice, le bol renversé c’est sacré ! D’après mes sources, il semblerait que le Chop Suey qui compose se plat ferait partie des spécialités que l’on mange lors du Nouvel An Chinois tout comme la soupe d’ailerons de requin ou encore le canard laqué (sizzling Pekin Duck).

Au final le Bol renversé ou « Déviré »(terme très peu utilisé mais utilisé quand même) est composé d’une base d’oeuf au plat, de chop suey de poulet, légumes et crevettes et d’un socle de riz pour maintenir le tout. C’est assez étonnant d’ailleurs et surprenant pour des convives qui n’ont pas l’habitude de nous voir servir ce plat. 

En France ou dans d’autres pays dans certains restaurants protocolaires, on sert certains plats recouverts d’une cloche, ici cela donne cette même impression car l’invité doit soulever son bol afin de découvrir de quoi il retourne (beau jeu de mots sans même faire exprès) !

Le Bol renversé peut se faire avec du bœuf à ce qui me semble ou même du porc, avec des légumes différents. Du même concept on trouvera le Mine renversé (avec des nouilles) mais qui demeure plus rare tout de même ! Normalement concernant l’oeuf du bol renversé, le jaune est vers l’intérieur mais pour la photo, j’ai changé le sens car je trouvais cela plus joli et esthétiquement plus parlant.

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« Gato banane » : les beignets de banane mauriciens !

Une bonne alternative pour utiliser les bananes en fin de vie et surtout pour se régaler !

Hello la compagnie ! Aujourd’hui c’est Mardi gras ! Mais qu’est-ce en réalité ? Eh bien dans le jargon chrétien (catholique) et selon Wikipédia :  » Mardi gras est une période festive qui marque la fin de la « semaine des sept jours gras » (autrefois appelés jours charnels). Le Mardi Gras est suivi par le Mercredi des Cendres et le Carême où les chrétiens sont invités à « manger maigre » en s’abstenant de viande2. Elle se situe donc juste avant la période de jeûne, c’est-à-dire -selon l’expression ancienne- avant le «carême-entrant» ou le «carême-prenant». Les «Sept jours gras» se terminent en apothéose par le «mardi gras» et sont l’occasion d’un défoulement collectif. L’esprit de jeûne et d’abstinence qui s’annonce est momentanément mis entre parenthèses avec le carnaval3. « 

Après cette brève explication, passons aux choses sérieuses car oui manger, c’est très sérieux et on ne badine pas avec cela. J’ai pensé aux beignets de banane plus couramment appelés « Gato ou Gâteaux banane » chez moi à l’île Maurice, car cela changer des crêpes que l’on a déjà eu l’occasion de manger pour la Chandeleur et des beignets français que l’on peut manger lors de fêtes foraines par exemple.

Cette idée m’est principalement venue car j’avais des bananes très mûres, que dis-je, une banane particulièrement mûre et je l’ai utilisée pour faire une pâte à beignet express pour mon petit plaisir personnel. Car oui, ma mère me faisait de temps à autre ces fameux « Gato banane » pour le goûter lorsqu’elle avait des bananes en fin de vie. De plus, cette façon de faire était aussi un moyen de ne pas gaspiller et d’utiliser ce qui semblerait inutilisable pour beaucoup. Alors je vous retrouve plus bas pour ma simple recette (faite à ma façon bien à moi) !

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Un Rainbow Cake avec une crème à la noix de coco pour les 50 ans d’indépendance de l’île Maurice !

La génoise coco de mon enfance revisitée à l’occasion de notre fête nationale aux couleurs du drapeau mauricien : rouge, bleu, jaune, vert ! {Collaboration avec la célèbre Moon and Sugar}

Il y a des gâteaux qui n’ont pas vraiment de nom, n’est-ce pas ? Je ne savais pas trop comment j’allais baptiser cette recette qui s’apparente beaucoup au Mont Blanc antillais qui est une génoise légère avec une crème à la noix de coco. Eh bien, figurez-vous qu’à l’île Maurice, nous avons quasiment la même chose. C’est un gâteau par contre que l’on ne fait pas chez soi mais qu’on achète en boulangerie/pâtisserie. Il me semble d’ailleurs que l’on appelle ce type de gâteau « génoise coco » !

Sinon, je pensais que cela s’appelait le gâteau « français » mais non ça c’est le massepain autrement dit chez nous. Je pense que cela date de l’époque où, comme de fait, nous avions été colonisés par les Français qui nous ont ramené leur savoir-faire en terme de pâtisserie. Du coup le terme gâteau français est resté ! Cependant, ce sont des gâteaux assez mastoc et pas supers quand on veut de la finesse ! Par contre la génoise coco est fabuleuse et c’est pour cela que j’ai décidé d’opter pour ce gâteau !

Tout cela pour revenir sur un bref historique sur le passé colonial de l’île Maurice qui a d’abord été colonisé par les Portugais, période très lointaine et vague. Ensuite vinrent les Hollandais de 1598 à 1710 puis les Français de 1735 à 1772 et pour finir les Britanniques de 1810 à 1968 ! Eh non pas si vieux tout cela ! Quand je pense que mon père est né en 1955 et qu’il a brièvement connu cette période de colonisation, cela me fait tout drôle ! Le système parlementaire est donc calqué sur le système britannique et l’île Maurice fait partie du Commonwealth.

La culture y est impressionnante car l’on voit bien les différents héritages laissés par les Colons et la flexibilité des Mauriciens à jongler aussi bien entre le français et l’anglais. Les communautés vivent également parfaitement en harmonie et se tolèrent bien. Ainsi là-bas le calendrier contient les fêtes religieuses de chaque communauté et les Mauriciens tendent vers l’oecuménisme. Je vous laisse découvrir la recette faite en collaboration avec la professionnelle du Cake Design Mounia BEAUJOUR de Moon and Sugar. Je vous laisse découvrir son portrait également plus bas.

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Je vous raconte ma participation à la 15ème édition de Fête de la Fraternité à Évreux !

L’île Maurice, dignement représentée, était au rendez-vous lors de cette initiative ébroïcienne !

Chers lecteurs, cela fait depuis Pâques que vous me suivez « en surface » car je suis davantage présente sur Instagram ainsi que sur Facebook et de moins en moins sur le blog étant donné que je cours partout en ce moment. Cependant, comme je voudrais recommencer à vous partager mes recettes, j’ai décidé d’aller à moins d’événements et plus présente pour vous. J’ai pas mal de billets à rattraper, ce sont notamment des recettes et peut-être quelques événements, à définir de mon côté !

Cela fait depuis longtemps que je voulais me faire un Google Calendar et là je me suis décidée ! Je me suis lancée et tout cela pour mieux pouvoir tout gérer. Ma chaîne YouTube a aussi été en stand-by car j’ai d’abord fait un travail d’écriture et ai commencé à travailler avec Jenny Bardelaye, une journaliste-reporter, sur une vidéo qui vous permettra de comprendre maintes choses sur la cuisine de l’île Maurice.

J’enchaîne maintenant avec la 15ème édition de la Fête de la Fraternité qui s’est produit le 3 juin à Évreux où mon amie Brinda Mauritius’ Delights et moi étions là pour représenter notre jolie île Maurice. Dans un premier temps, cette initiative partait du fait que je suis du coin et je m’étais dit que je ne pouvais pas faire autrement que d’y participer.

Je voudrais remercier tellement de gens qui ont aidé en amont, qui ont été là pendant et après de près ou de loin ! Nous avons vraiment vécu cet aspect de la fraternité. France 3 Normandie s’est arrêté sur notre stand et nous a filmées avec Brinda, quelle fierté ! Voici le lien de la vidéo => http://bit.ly/2rxY8C4 .

Mes remerciements vont donc à : Fabrice Froger, Catherine Bouhours, Magali Collard, Bénédicte Mahéo de la Mairie d’Évreux qui s’est montrée très patiente et aimable en toute circonstance, M.Vang Lao le directeur de l’Eure d’Asie, Super U Évreux, Maïta Galliné et Alexandre, Brinda & Dharma Bungaroo, Carole Polak de Un jour une inspiration, Christie Lemaire de Christie’s Shop, Jérémie Laviolette de Monsieur Maurice, Fabienne Joudrier, Bérengère Doby, Michel Nolin & Jean-Pierre Étiévant. 

Pour en savoir plus sur l’événement je vous laisse admirer les photos prises par Carole Polak et par moi-même, même si de mon côté, c’est très pauvre par manque de temps et de disponibilité ! Heureusement que Carole, la professionnelle était là ! Aussi vous pourrez voir comment participer à cette fête, les démarches, quelques points au niveau de l’organisation et comment nous sommes arrivés à relever ce défi tous ensemble !

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Petits feuilletés tressés au thon, une recette de famille !

Week-end = apéro !

Comment vous dire l’émotion qui me vient lorsque je prononce le mot « week-end », c’est là que la semaine de boulot s’achève et que les moments de détente et apéros peuvent démarrer !

A l’île Maurice, on raffole des apéros, c’est la base de tout (j’exagère un peu mais rien qu’un peu hihi). Comme vous pourrez le constater, je fais énormément d’ateliers apéro car dans mon pays nous aimons grignoter un max avant le repas, ça fait partie de l’accueil, c’est le tapis rouge alimentaire. Nous sommes les pros de ce que l’on appelle chez nous des « gadjaks », en gros pour traduire les petits fours.

Aussi, en créole, nous ne disons pas « petits feuilletés de trucmuche » mais « ti paté ». Ainsi là vous avez la recette des « ti paté thon » et le feuilleté quand il est salé s’appelle le « paté ».

Pour ces ti paté thon, je ne les ai pas fait de manière conventionnelle, normalement c’est plus simple à faire car on replie des bandes de pâte feuilletée pour refermer la farce au milieu alors que là c’est tressé ! Visuellement, il n’y a rien à dire, ça ne fait pas le même effet quand on les présente sous cette forme. Bien sûr vous pouvez remplacer le thon par des sardines à l’huile, de la viande hachée etc. Libre à vous de choisir mais le plus commun chez nous c’est ceux au thon !

feuilletés au thon Lire la suite